Bernard Vachon

Monsieur Vachon est détenteur d’un doctorat de la London School of Economics and Political Science en Angleterre et de l’Université de Liège en Belgique. Il a fait carrière comme professeur-chercheur au Département de géographie de l’Université du Québec à Montréal de 1969 à 2000. Il rédige La chronique du Prof sur Néorurale.ca.

Réactions au rapport de l’IRIS sur Le secteur public et l’économie régionale au Québec

Constats et conclusions fragmentaires d’une réalité complexe Les auteurs de l’étude affirment, avec abondance de statistiques, graphiques et références en appui à leurs observations et conclusions, que « le secteur public est un employeur plus important que le secteur de l’extraction des matières premières et du secteur manufacturier dans les régions ressources et les régions manufacturières. » En entrevue au Devoir, M. Bertrand Schepper, coauteur de cette étude chapeautée par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) avec le soutien financier du Syndicat québécois de la fonction publique (SFPQ), déclare que « le secteur public, loin de n’être qu’une dépense improductive pour...

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Zonage agricole

Des ajustements s’imposent : renforcement et assouplissement selon la nature des sols et le contexte de développement des milieux Au cours de la semaine du 11 mai, plusieurs mémoires ont été présentés devant la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles (CAPERN) dont les travaux doivent conduire à la formulation de recommandations, notamment sur certaines dispositions et règles d’application de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA). Le gouvernement libéral a déjà laissé entendre qu’il est ouvert à des modifications pour tenir compte des évolutions des dernières décennies. Celles-ci concernent autant...

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Vers un nouveau modèle

Ce texte esquisse une approche pour une politique de développement régional fondée sur la force et le rayonnement de deux communautés métropolitaines, Montréal et Québec, pôles incontestables d’attraction démographique et de production économique, et le dynamisme d’un réseau de bassins de vie et d’activité constitués de noyaux urbains et de couronnes rurales[1] dans une relation d’interdépendance et de complémentarité, les 87 MRC[2]. Une telle approche suppose la reconnaissance, de la part de l’État central, du rôle et de la contribution des régions intermédiaires et périphériques au développement et à la prospérité de la société québécoise toute entière, et une volonté de leur offrir les moyens appropriés pour une occupation et une vitalité de leurs territoires. On a dépouillé de coffre à outils du développement régional Petit rappel. En 1997, le gouvernement (PQ) adoptait un Programme de soutien au développement local et régional qui a donné naissance au réseau des CLD. En décembre 2001, la Politique nationale de la ruralité était adoptée (renouvelée en 2007 et 2014). En janvier 2008, l’Assemblée nationale donnait son aval au Plan d’action gouvernemental à l’intention des municipalités dévitalisées Au printemps 2012, le gouvernement libéral de Jean Charest adoptait la Loi pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires en appui à la Stratégie gouvernementale du même nom. Or, le Québec des régions vit un sentiment d’abandon depuis l’abolition des CRÉ et des CLD, la...

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Réintroduire l’humain, la nature et la morale

Les mesures d’austérité adoptées par le gouvernement Couillard (qui contaminent ce qui pourrait être une rigoureuse mais juste politique de redressement budgétaire) entraînent le Québec dans un recul historique de son modèle de social-démocratie. Ceux qui ont porté le parti Libéral au pouvoir le 7 avril 2014 n’avaient certes pas à l’esprit de confier ce mandat à l’équipe Couillard. Le projet de société juste et durable est mis à mal. Plutôt de s’abreuver à la fontaine des théories courtermistes des économistes et de formuler des politiques sur la base d’équations comptables de banquiers, le gouvernement Couillard serait bien avisé...

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L’aménagement du territoire confronté à la route des huiles

L’aménagement du territoire confronté à la « route des huiles »[1] Introduction Laissée aux seules règles de l’économie, l’organisation du territoire est entraînée dans le désordre et le chaos. Une société qui se donne pour objectif le développement ordonné et harmonieux de ses milieux de vie introduit des préoccupations d’ordre social, culturel et environnemental au cœur de la rationalité économique dans le processus d’occupation et d’utilisation de l’espace. Ces préoccupations sont à l’origine de la pratique de l’aménagement du territoire, soit un ensemble d’interventions politiques et techniques qui moralisent en quelque sorte les actions de développement et leur impact sur la...

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