Alors que le monde culturel s’enflamme au contact de la vie urbaine, il fleurit tous les jours dans les vastes plaines de la ruralité au Québec. L’art et la ruralité est d’ailleurs le thème du 5e Symposium ARTS et RIVES de Lac-Etchemin qui se tient le 20 et 21 août 2016 au Sanctuaire Notre-Dame d’Etchemin.

La ruralité pour l’espace

art à la campagnePour Emmanuelle Breton, artiste en art visuel de Lac-Etchemin et participante au Symposium, vivre de son art à la campagne est un choix qu’elle ne regrette pas.  » Ce qui m’a convaincue de revenir dans ma région natale est l’espace. D’abord physique, parce je ne manque pas de place pour installer mon atelier et entreposer mes oeuvres, mais aussi l’espace inspiration, celle qui permet à mon imaginaire de se promener où il veut en respirant l’air frais. »

Emmanuelle ne manque pas d’espace en effet. Elle vit dans une maison-atelier, ou plutôt un atelier-maison! Sa résidence de campagne adaptée spécialement pour son mode de vie artistique,  chose qu’elle ne pourrait se permettre en ville. « Je pense sincèrement qu’en ville, je serais misérable! Parce que je n’aurais pas les moyens pour me payer ce que j’ai présentement. »

Mais elle ne dispose pas des infrastructures et de l’accès facile aux événements culturels qu’offre la vie urbaine.

Parce que disons-le, derrière la phrase-préjugé que l’on entend souvent « Y’a rien à faire en région! » se cache souvent la demi-vérité « L’offre de culture n’est pas suffisante ». Est-ce vrai?

L’offre culturelle en région

Emmanuelle confirme que la culture est plus accessible en milieu urbain et elle s’y rend fréquemment. « Quand je vais en ville, je fais une orgie culturelle! Je vais partout, je regarde tout, je participe à tout et je jase à tout le monde. Je me charge de cette énergie pour revenir chez moi la tête pleine d’idées. Je fais une heure de route avec mon auto pour me rendre en ville, alors qu’en vivant dans la ville, je faisais parfois la même heure de route pour me rendre d’un point à l’autre. Je ne suis pas plus loin en temps, je suis plus loin physiquement. Et ce style de vie me convient davantage, » explique Emmanuelle.

Bien qu’il y ait toujours des événements auxquels elle ne peut assister, Emmanuelle raconte qu’elle trouve d’autres façons de nourrir son travail, notamment avec le web lui offre tout à porter de main désormais. Selon elle, l’Internet a permis à beaucoup d’artistes de vivre de leur art à la campagne et d’être travailleur autonome à la maison.

La ruralité n’est définitivement plus la même qu’il y a 20 ans et faire le choix de vivre en région est accessible à beaucoup plus de corps de métier aujourd’hui.

Est-ce que l’offre de culture n’est pas suffisante? Emmanuelle ne le croit pas: « L’offre de culture en région évolue grandement. Depuis que je suis aménagée à Lac-Etchemin il y a 10 ans, beaucoup de développement culturel s’est effectué. J’ai notamment participé à l’élaboration de la politique culturelle de mon village et à la fondation d’un centre d’art et d’exposition, soit le Moulin La Lorraine. Il ne manque qu’une galerie d’art marchande dans la région pour couvrir réellement tous les aspects de la culture. Il suffit qu’on s’implique. »

Symposium ART et RIVES

Pour en savoir plus sur l’art et la ruralité, sur la vie des artistes en région ou encore l’influence de la campagne sur leurs oeuvres, je vous invite à participer au Symposium ARTS et RIVES de Lac-Etchemin les 20 et 21 aout prochain. Je serai sur place tout le weekend et j’aurai le bonheur d’animer leur page Facebook de contenu informatif, amusant et créatif! Suivez le Symposium sur Facebook pour ne rien manquer!

Et puis comme me l’a dit si bien Emmanuelle pendant notre conversation téléphonique:  » Cassiopée, faut pas oublier que chaque ville a commencé par un rang. » En effet…

Cet article est commandité. Cependant, toutes les opinions exprimées m’appartiennent.

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