CarolleAnne

Une citadine qui se fait envoûter par l’air de la campagne… qui aurait cru! Par la force du destin, Carolle-Anne est passée des rues de Québec aux lacs du Témiscamingue l’espace d’un été. Depuis, elle ne rêve que de revenir vers cette région qui l’a charmée par ses paysages à couper le souffle et ses gens merveilleux. La snob de la ville peut désormais aller se rhabiller : elle a trouvé beaucoup mieux! Étudiante en journalisme et passionnée à temps plein, elle nous raconte les péripéties d’une fille de ville amoureuse de la néoruralité.

10 choses que je déteste des régions

J’ai fait mon coming-out de fille de campagne depuis un moment. Malgré tout l’amour que j’entretiens envers le lifestyle rural, je ne peux m’empêcher d’entretenir de sérieuses réserves sur nombre d’irritants. Il y a au moins 10 choses que je déteste sur la vie en région. On va se dire les vraies affaires là. Le même monde tout le temps Aucune chance d’aller à l’épicerie sans croiser une personne que tu connais. Les mêmes personnes gravitant dans les mêmes cercles parlant des mêmes choses aux mêmes endroits. Ça devient épuisant… Tu viens pas d’icitte toi? Quand tu ne viens...

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Être ou ne pas être une fille de ville…telle est la question

J’ai décidé d’arrêter de me définir. Arrêter de m’imposer des structures qui ne me conviennent pas…dans lesquelles, je ne me reconnais pas. Je suis en dissonance cognitive. Tout le temps. J’en ai assez. Je suis revenue en ville depuis plusieurs mois. Au début, je pestais contre tout : le trafic, les lumières, les magasins, les gens. Je rejetais tout ce que je connaissais comme si rien ne m’avait déjà jamais appartenu. J’étais en colère. Mon entourage n’en pouvait plus de m’entendre parler de la vie en campagne. Je le sentais, mais je continuais simplement parce que ma vision les confrontait....

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Amen

Le clocher se dessinait au loin et, pour moi, c’était l’écho d’un univers qui m’avait toujours fasciné bien que je le rejetais délibérément. Je me souviens encore avoir parcouru le long chemin menant vers ce minuscule village du Témiscamingue l’esprit plein de doutes et d’espoirs. Une dame resplendissante de bonté m’a accueillie les bras ouverts et le sourire figé au visage. Une vague invisible s’est fracassée sur moi en emportant avec elle tous les soupçons que j’entretenais. En moins de 10 minutes, j’étais déjà sous son charme. Inexplicable. C’était de l’amour pur. Dénué de toutes les mauvaises intentions égoïstes...

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Je suis Bridget Jones

Le temps des fêtes arrive à grand pas et comme à chaque année, je suis présente aux soirées de famille. Ce qui est en soit bien amusant et qui pourtant me cause des maux de tête depuis quelques années. Pourquoi? Ben parce que moi, je suis célibataire. Eh oui, seule. Me, myself and I ou dans le langage de ma famille alone forever. J’ai pas peur de la St-Valentin, mais Noël, ça me fout la chienne. Je me prépare des semaines à l’avance en pensant à toutes les répliques préfabriquées que je lancerais à quiconque me demande : pis les amours? La question en soit reste pertinente. C’est dont bien le fun d’être en amour et de pouvoir partager un boutte de vie avec une personne spéciale. Je suis ben d’accord avec ça. Seul hic, quand tu es célibataire, c’est que tes relations amoureuses ne sont souvent pas le sujet le plus passionnant de ton registre. Et ça, il semble que c’est bien difficile à comprendre. Encore toute seule cette année? Si c’était juste des interrogations simples et amicales, mais non. Elles sont habituellement accompagnées du regard. LE regard. Tsé celui que tu adresses à quelqu’un qui fait dont pitié. Pis ça, pas capable. Moi aussi, je trouve ça plate de n’avoir personne à embrasser sous le gui. Est-ce nécessaire de me le mettre sous le nez une fois de...

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Chère p’tite fille snob de la ville

Petite fille snob, tu m’énerves. Je faisais partie de cette catégorie de gens qui fréquentent les restos branchés, qui ont vu toutes les expositions, qui connaissent ce qu’ils veulent et qui n’en ont jamais assez. La ville, je la connaissais et je l’aimais. J’étais une citadine pure laine. J’ai frappé un mur à pleine vitesse. Bon, je vais la dire…cette confession qu’on me reproche de faire depuis que j’ai remis les pieds entre les murs de bétons : j’aime la campagne. Tout ça a commencé par une aventure au Témiscamingue. Quand j’ai aperçu la pancarte «Ville-Marie» et que j’ai vu le...

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