Simon Roy

Du moment où il a mis le pied hors de l'Abitibi pour entamer ses études supérieures, Simon s'est mis à anticiper le jour de son retour dans sa région natale. Quatre ans plus tard et armé de baccalauréats en histoire et en éducation, il est revenu s'établir dans sa Senneterre natale. Il y travaille comme enseignant et comme conseiller municipal depuis 2009.

Pour en finir avec Noël

Je ne sais pas comment ça fonctionne par chez vous, mais ici, le Père Noël avait pris une fâcheuse tendance, ces dernières années. Le gros bonhomme rouge a beau être semi-magique, il est quand même influençable. Et comme la vaste majorité des gens du coin, il avait, depuis un certain temps, la mauvaise habitude de faire plusieurs de ses achats à l’extérieur. Dans la ville voisine, genre. Tsé, où y’a pluss de grandes surfaces. Pluss de Wal-Mart. Pluss de circulaires avec pluss de rabais (supposément). Je ne veux pas faire la morale à qui que ce soit. Surtout pas au Père Noël! Et cette année, il s’est très bien racheté. En effet, tout ce qui était possible d’acheter dans ma petite ville (je m’efforce de ne pas dire « village » car je suis le premier insulté quand les autres le font), il l’a acheté ici. Livres, jeux de société, articles de cuisine, cartes-cadeau… Il a enfin compris à quel point il est important d’encourager les commerçants locaux. Pas trop tôt! Bon. Je vais arrêter de vous prendre pour des nonos. Chez nous, le Père Noël, c’est moi. Et ça fait très longtemps que j’ai compris que l’achat local est important si je veux une ville économiquement en santé. Mais, des fois, c’est juste pas possible d’acheter local. Dans ma petite ville, si fiston veut, mettons, faire du karaté...

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Cachez ce sapin que je ne saurais voir

Alors que nous entamons le dernier droit vers la merveilleuse fête du Solstice d’hiver de Noël, j’entends encore aux nouvelles, comme c’est la mode depuis quelques années déjà, que certaines villes et certains centres commerciaux évacuent les sapins de Noël et autres symboles reliés à cette fête. De peur de choquer qui déjà? Si t’en veux pas de crèche, t’as juste à pas en acheter, non? Ah, et pis après tout, c’est quand même pas moi qui va sauver la fête de Noël. On n’est pas dans un film cliché d’Hollywood mettant en vedette Arnold Schwarzenegger. Désolé mesdames, j’ai...

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Je suis bel et bien un néorural, version soft

Depuis longtemps, mais particulièrement depuis que j’écris sur ce merveilleux blogue qu’est néorurale.ca, les gens me disent que je ne suis pas un vrai Abitibien. Avant, mes amis me disaient : « Tu n’aimes pas la pêche? Ayoye! Qu’est-ce tu fais en Abitibi? ». Et on riait. Maintenant, certaines personnes que je n’ai jamais rencontrées de ma vie me disent : « Tu n’aimes pas la chasse? Ben t’es une vraie honte pour ta ville et ta région! ». Et on rit pu. C’est pas des maudites farces. Depuis que j’écris de courts textes de 500 mots, les gens...

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Ciel! mon église!

J’ai une confession à vous faire. Je suis athée. Voilà, c’est dit. Vous avez bien compris, madame. Mais, de grâce, ne me jetez pas la première pierre trop vite. J’ai droit à un procès juste et équitable! En fait, c’est tout simplement un choix personnel. Vous avez fait le vôtre (ou vos parents l’ont fait pour vous) et j’ai fait le mien. Y’a pas à sortir de d’là, comme on dit. J’ai tendance à croire que la religion est la béquille de certains esprits. Vous avez peut-être tendance à croire que, malgré tout, elle fait beaucoup plus de bien...

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Petite histoire d’un élu (municipal)

À mon retour en région, en 2009, j’ai décidé de me présenter comme échevin aux élections municipales. Oui, en région, on dit encore « échevin ». On est old school pas mal. On me répétait sans cesse que nos villes et nos villages avaient besoin de sang neuf, de jeunes diplômés, armés de leurs connaissances, certes, mais surtout de leur dynamisme et de leur vision 2.0 du monde. Même le maire sortant avait souhaité me rencontrer pour connaître mes intentions. Je crois que parmi les conseillers déjà en poste, le plus jeune était dans la cinquantaine ou tout près. J’avais 23 ans. Une petite cure de rajeunissement n’allait sûrement faire de mal à personne! Ça fait que j’me suis présenté. Et j’ai été élu. Par acclamation. Ça, « par acclamation », c’est l’expression noble pour dire « par défaut ». Aucune opposition. Pas de campagne électorale, pas de pancarte sur les poteaux de téléphone, pas de porte-à-porte. Et vive la démocratie! Mon premier mandat en a été un d’apprentissage. Pour le néophyte, la politique municipale semble se résumer à : gérer la collecte des vidanges, essayer de limiter le nombre de chiens errants et décider quels nids-de-poule seront patchés en premier. En réalité, ça peut avoir l’air petit et banal, mais le trottoir que vous empruntez tous les jours, l’aréna où vos enfants jouent au hockey, la piste cyclable,...

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