Simon Roy

Du moment où il a mis le pied hors de l'Abitibi pour entamer ses études supérieures, Simon s'est mis à anticiper le jour de son retour dans sa région natale. Quatre ans plus tard et armé de baccalauréats en histoire et en éducation, il est revenu s'établir dans sa Senneterre natale. Il y travaille comme enseignant et comme conseiller municipal depuis 2009.

Les Lumières

Cette semaine, c’était la Semaine des enseignants. La semaine prochaine, ce sera la Semaine de la persévérance scolaire. Deux belles occasions d’aller voir un prof de votre entourage et de lui donner une tape dans le dos. Parce que les 50 autres semaines de l’année… han! Loin de moi l’idée de me plaindre. Les enseignants ne crèvent pas de faim et ont de bonnes conditions. Mais je ne voudrais pas non plus que vous pensiez que je m’apprête à vous chanter une ode aux enseignants. Ce sont des piliers de notre société, mais pas plus ni moins que les...

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Le gros bon sens

Aujourd’hui, je fais un prof Bernard Vachon de moi-même. Je vous parle de la nouvelle Politique nationale de la ruralité. Lundi dernier, avait lieu à l’Hôtel de Ville de Senneterre une conférence de presse de grande envergure. Madame Élizabeth Larouche, monsieur François Gendron et monsieur Gaétan Lelièvre, trois ministres du gouvernement péquiste, s’étaient rendus dans ma petite ville pour annoncer une pluie de millions pour les ruraux. En renouvelant ainsi la Politique nationale de la Ruralité, notre bon gouvernement assure les villes et villages dits éloignés d’un coup de main économique pour les dix prochaines années. Fantastique. Mais pas...

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Une job steady pis un bon boss

Je ne pourrais pas dire que je suis un gars chanceux. Mon nom ne sort que très rarement dans les tirages. Je ne crois pas avoir déjà gagné plus qu’une participation gratuite ou le montant de ma mise avec un 6/49 ou quelque autre loterie du genre. Même au golf, je ne profite pratiquement jamais d’un bond favorable. Ou encore, si ma balle se dirige droit dans le bois, vous pouvez parier qu’elle va s’y engouffrer comme du monde, alors que les balles de mes partenaires, elles, semblent toujours frapper un arbre et dévier directement dans le fairway. Ça, c’est pour les choses pas importantes de la vie. Pour le reste, par contre, je dois dire que je suis très chanceux. On pourrait même dire mardeux. Né sous une bonne étoile, comme disent les plus vieux. J’ai des bons parents, toujours là quand j’en ai besoin. Une femme belle, bonne et toujours aux p’tits oignons. Une petite fille de six mois, belle comme tout et en parfaite santé. Je n’ai jamais crevé de faim et je n’ai jamais eu froid l’hiver. Et, surtout, depuis quelques années, j’ai une job steady pis un bon boss. Depuis maintenant trois ans, j’enseigne à la Formation générale des adultes. Je me suis promené pas mal entre Senneterre, Val-d’Or et même Kitcisakik (un village algonquien à 100 kilomètres de chez moi, dans l’Parc).Cette année...

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La lumière au bout du tunnel

Comme vous le savez peut-être, dans quelques jours, les cégépiens reprendront les cours pour la session d’hiver. Les étudiants universitaires, quant à eux, sont repartis depuis une semaine ou deux. Bref, d’ici dimanche, tout ce beau monde aura déserté sa région natale. Ainsi va la vie. Pour ceux qui habitent et étudient dans les grands centres, ce n’est rien de bien spécial. Mais pour ceux qui habitent en région et étudient à l’extérieur, c’est une tout autre histoire. Car malgré les 15 pénibles semaines de cours qui s’annoncent, l’aussi infernale qu’inévitable mi-session et le rush coup-de-grâce de fin de...

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Amour, bonheur et… santé

Quand t’habites dans une petite ville (comme c’est mon cas) et que t’apprends via Facebook qu’une épidémie pandémie de gastro est en train de s’abattre sur tes concitoyens, ben tu te mets à capoter. Tout le monde l’a. La garderie et les écoles primaires sont sur le pied de guerre. Au fil des ans, tu as appris que 3 000 personnes, c’est pas long à contaminer, surtout quand lesdites personnes fréquentent toutes la même épicerie, les deux mêmes guichets automatiques et les mêmes pompes à essence. Là, ta blonde aussi se met à capoter : tu dois te laver...

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