Michel Vachon

Né à Montréal un 14 février, Michel remercie encore sa mère de ne pas l’avoir affublé du prénom de Valentin! Après une carrière dans le domaine des technologies minières, dont 30 ans à l’université McGill à Montréal, le goût d'écrire devient plus fort que lui et c'est sur les pages de Néorurale.ca qu'il s'exprime. Michel vit à St-Sulpice, petite municipalité rurale de la ceinture nord du Grand Montréal.

Y a-t-il péril en la demeure?

Je suis content. Peut-être vous souvenez-vous de ma récente chronique sur les fromages de chez nous? Plusieurs d’entre vous avez réagi et j’ai reçu quelques messages témoignant des nombreuses embûches auxquelles doivent faire face nos artisans-fromagers. Quand on dit embûches, le mot est faible, comme vous le verrez dans ce témoignage dont j’aimerais partager un extrait particulièrement émouvant avec vous et qui illustre précisément ce à quoi je faisais référence. Ma correspondante ne tient pas à être identifiée, et ça va comme suit :  « … nous avions deux fromageries dans notre village il y a peu : fromages de chèvre...

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欢迎 (Bienvenue en chinois)

Un événement anodin est survenu récemment dans notre village. Le genre de chose qui passe normalement inaperçu et dont souvent la majorité des gens ne se rend même pas compte. Pas cette fois-ci¹, et je vous rappelle que nous sommes en 2014. Il s’avère que le propriétaire du dépanneur a vendu son commerce à un couple d’origine asiatique. Et puis quoi me direz-vous? Rien. Enfin il ne devrait rien y avoir de plus à dire. C’était sans compter l’immuable peur viscérale de l’étranger chez certain(e) s, doublée de l’extraordinaire porte-voix que sont les réseaux sociaux. Avant que la nouvelle ait même pu faire le...

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À chacun son fromage… de chez nous!

Je ne suis pas comme ce Benoît « ti-Jos-connaissant »de la publicité télévisée qui prétend connaître les 3 ou 4 fromages québécois mais je ne suis pas non plus un spécialiste. Je me définirais plutôt comme un gourmet gourmand qui aime tous les fromages jusqu’à m’en confesser : les durs, les mous; les forts, les doux;  les bleus, les blancs; les fleuris, les cendrés; les puants, les parfumés; amenez-en! Nous sommes privilégiés  de pouvoir compter sur une grande variété de saveurs en provenance de différents terroirs québécois. Il faut surtout se rappeler que c’est le résultat du travail acharné de nombreux(ses)...

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4 raisons pour quitter Montréal

Confidences rurbaines Je vous racontais, dans une chronique précédente,  notre décision de quitter Montréal pour aller vivre à la campagne et, vous le savez comme moi, quelle que soit cette décision, il y a toujours des pour et des contre. En toute logique, le total des uns devrait l’emporter sur le total des autres. Dans notre cas, je ne suis pas certain que la logique s’était montrée le bout du nez cette journée-là, tellement excités que nous étions d’avoir enfin notre propre maison. Cependant, très tôt nous découvrions l’ampleur des sacrifices que nous devions faire et les inconvénients à...

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L’euthanasie des villages

« Tu m’écrirais-tu un article pour le Tam Tam? » C’est ma belle gaspésienne qui me parle. Elle est abonnée à cette publication mensuelle qui se veut l’écho des principaux événements qui surviennent dans la MRC d’Avignon, aussi connue comme la région des Plateaux, d’où elle est originaire. Le dernier numéro propose plusieurs articles sur les difficultés des villages environnants confrontés au dépeuplement, à l’effritement de leur base économique traditionnelle et conséquemment à la  diminution graduelle des services. Plus spécifiquement, au cours des 25 dernières années, le village de St-Alexis de Matapédia a vu successivement fermer, un de ses deux dépanneurs, l’hotel/bar, le restaurant, la ferronnerie, le magasin de vêtements et dernièrement son école primaire. D’autre part l’église n’est ouverte qu’occasionnellement (prêtre itinérant), on n’a plus les moyens d’opérer la salle culturelle et le bureau de poste est aussi menacé de fermeture.  La goutte qui a fait déborder le vase c’est que la seule épicerie encore ouverte ne fait plus ses frais, plusieurs préférant, malgré la distance (80km aller-retour),  faire leurs courses à Campbellton au Nouveau Brunswick¹. Vous me direz, avec raison, que les gens sont libres de faire leurs achats où ils veulent mais pour ceux et celles qui vivent en région et surtout dans des villages en difficulté, cette liberté a un prix.  C’est ainsi que les gens du village de St-Alexis découvrent horrifiés l’ampleur du problème et surtout...

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