Maryeve Charland-Lallier

Fille de route, amoureuse des régions et de leurs gens, Maryève a un gros faible pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine où elle a vécu successivement entre 2009 et 2013 et dont elle a sillonné toutes les routes… ou presque! Maryève vous invite dans ses souvenirs de bord de mer, de routes de bois et met la lumière sur les contrastes de sa nouvelle et temporaire vie urbaine par rapport à son vécu des dernières années.

Et si je vous racontais l’histoire de…

… deux petits gars de Farnham. Début vingtaine, travaillant « à ‘shop », tannés de toujours manquer de temps pour exercer leur passion pour le canot et kayak, Antoine et Olivier prennent la route vers l’Est, direction : retour aux études en tourisme d’aventure, un programme de formation unique offert à Gaspé. Nous sommes en août 2004, leur formation durera près d’un an. Une année pendant laquelle ils goûtent aux grands espaces, aux rivières limpides et sauvages, à une faune omniprésente, à la neige en hiver – de vrais hivers. Une année pendant laquelle ils montent leur plan d’affaires et guident leurs...

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Débarquer en Gaspésie!

  Il y a près de cinq ans, mon ami François et moi sommes embarqués en voiture vers une destination inconnue. – Vers où on va? Sud, Ouest, Est? (Je crois que le Nord ne faisait pas partie des propositions à ce moment-là.) – Pourquoi pas vers l’Est? (Moi qui mettais les pieds dans le Bas-Saint-Laurent presque tous les ans du temps de mon bacc., ça devait bien faire 3-4 ans que je ne m’y étais pas dirigée et j’avais bien envie de voir le fleuve devenir estuaire.)   Notre route : la 132. Jour 1 : Rivière-du-Loup. Jour...

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Printemps tardif

Je me demande si les autres peuples parlent autant de température que les Québécois. Saison après saison, je me surprends à pouvoir entamer une conversation sur ce thème sans trop de difficulté, moi qui ai toujours de la difficulté à trouver une phrase d’accroche avec une personne que je connais peu ou pas du tout! Parler de température, c’est rassurant et universel, un peu comme le « ça va? » dont on écoute à peine la réponse. Quand vous habitez en Gaspésie (ou dans toute autre région dite « éloignée », j’imagine), on vous dira immanquablement, à chacune de vos visites : « Hiiii, il doit faire froid par chez vous ». Prenez un hiver rigoureux comme celui que nous venons de vivre et les gens s’imaginent que la Gaspésie s’apparente à la Sibérie (remarquez, je ne suis jamais allée en Sibérie et me suis peu renseignée sur le climat, je « préjuge » donc comme les gens à qui je fais référence le font sur la Gaspésie). Rectifions. La Gaspésie est située en bord de mer. Elle a donc un climat maritime tempéré, c’est-à-dire que les écarts de température y sont moins grands. Des -30 degrés au thermomètre, je ne sais même pas si c’est déjà arrivé sur le bord de mer gaspésien. Oui mais le ressenti?! Effectivement, quand les vents se lèvent, les bourrasques de l’Est sont mordantes. Toutefois, je n’y ai que très rarement ressenti...

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Où est passé mon bureau en bord de mer?

Ça y est, depuis deux semaines, je suis au nombre de ces gens de banlieue qui migrent vers la métropole quotidiennement. Je travaille downtown, coin Saint-Laurent et Sainte-Catherine, mes amis! Tous les matins, je prends la voiture pour me rendre à la gare, j’attends le train avant de m’y asseoir pour trois quart d’heure (il faut dire que le train a le très grand avantage de me permettre de travailler… ou d’écrire ce billet!), je descends du train – dans cette même file d’individus de noir vêtus qui ont l’air de se prendre pour des fourmis (trajet bien défini et en cadence) – et je marche une vingtaine de minutes jusqu’à mon lieu de travail (une belle marche de santé sur le boulevard René-Lévesque – dans le son ambiant de la circulation – ou sur Sainte-Catherine – parmi les incitations à la consommation de matériel en tout genre : vêtements, chaussures, électronique, resto, cardio, spectacles… name it!). Si on fait le calcul, incluant le temps de transit entre mes différents moyens de transport, j’en suis à presqu’une heure trente pour me rendre au boulot chaque matin… et faut-il encore que j’en revienne le soir venu! Constat numéro 1 : Pour moi qui ai majoritairement travaillé directement de la maison au cours des 7 dernières années, c’est quelque chose! Finies, les matinées où trente minutes après m’être levée (assez tôt et sans...

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Je voudrais voir la mer…

La mer, c’est comme une drogue. On s’y fait, on s’y laisse absorber et même ceux qui n’ont pas conscience de leur dépendance vivent le manque – je réfère ici aux “natifs” qui ne disent pas à toutes les deux secondes “que c’est beau” à chaque fois que leurs yeux se posent sur la grande bleue parce qu’ils n’ont connu que ça depuis leur tendre enfance. Par opposition, vous aurez compris que tout être un tant soit peu contemplatif – comme moi… et ma mère aussi (!) – se laissera aller à dire tout haut, régulièrement, à quel point...

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