J’étais dans une phase de décrépitude avancé. Je dormais tout le temps, je ruminais mes pensées, je ne croyais plus en rien, je me trouvais laide et je n’avais même pas envie de boire du vin.

Ça vous donne une idée…

Certains croient que je souffre de dépression saisonnière, cet état psychologique causé par les journées qui raccourcissent, et je ne trouve pas l’idée bête. J’ai prévu m’acheter une lampe bientôt et tester ça. Mais même sans cet outil, j’ai trouvé mon remède pour me sortir de cette impasse léthargique et déprimante qui m’a rendue tristounette pendant quelques jours.

Je suis allée jouer dehors dans la neige.

Oui, simple comme ça.

Je me suis levée le matin de la première neige et je savais que quelque chose avait changé dans la maison juste à la lumière claire et blanche qui entrait par les fenêtres. Je me suis habillée et je suis sortie gouter aux flocons, me faire rougir les joues et me geler les mains dans ce nouveau couvert blanc tout neuf.

Ça été fini de ma démotivation générale. Tout ce blanc immaculée imbibé de lumière a nettoyé mon moral!

Je me suis dit: “Le dehors a un pouvoir incroyable sur notre bien-être et notre santé générale, c’est fou. Je n’en profite pas assez”. Je me suis donnée une routine pour aller jouer dehors le plus souvent possible. Et c’est assez simple: attendre l’autobus à l’extérieur avec ma fille le matin et en profiter pour respirer à plein poumon, sortir avec le chien (pas juste lui ouvrir la porte) et aller prendre une marche dans ma forêt avec mon fils en revenant de la garderie tous les soirs.

J’ai ce grand terrain et ces arbres à moi dans ma cour, de véritables anti-depresseurs naturels et disponibles, et je compte bien en profiter au maximum! J’ai d’ailleurs mis plusieurs photos et vidéos sur mon compte Instagram cette semaine pour vous montrer mon dehors de bonheur!

Il n’en fallu pas plus à la fine journaliste que je suis pour faire illico une recherche sur le web pour en apprendre davantage sur les bienfaits de la nature sur notre santé mentale. On sait tous que c’est reconnu, mais à quel point avons-nous les appuis scientifiques pour le dire, hein?

Saviez-vous que la présence d’animaux, tout comme un accès à la nature, diminue le stress ? Un des trucs[i] que donne la fondatrice et direction du Centre d’étude sur le stress humain à Montréal, Sonia Lupien, est de flatter des animaux. L’omnipraticien et animateur d’ateliers en gestion de stress au Centre EPIC de l’Institut de cardiologie de Montréal, Dr Robert Béliveau, propose quant à lui de profiter de la nature pour vaincre le stress[ii].

Il est également démontré que plus il y a d’espaces verts dans une zone, moins il y a de maladies coronariennes, de problèmes respiratoires, de migraines, de troubles anxieux et de dépression[iii]. D’autres études stipulent que les gens en symbiose avec la nature sont juste plus heureux[iv].

Webographie: 

[i] Radio-Canada, Médium-Large, un été sans stress avec Sonia Lupien,  http://ici.radio-canada.ca/emissions/medium_large/2013-2014/chronique.asp?idChronique=409530

[ii] L’impact du stress urbain, La Presse, Sophie Allard, 2013, http://www.lapresse.ca/vivre/sante/201312/03/01-4717198-limpact-du-stress-urbain.php

[iii] Prendre un bain de forêt, La Presse, Sophie Allard, 2016, http://plus.lapresse.ca/screens/d4ee21dd-71b0-4b90-9afe-7cff28068425%7CTO9eZ-tEA9a4.html

[iv] Les gens qui passent du temps en nature sont plus heureux et moins stressés, Le Journal de Montréal, Marlie Beaudin, 2015, http://www.journaldemontreal.com/2015/05/06/les-gens-qui-passent-du-temps-dans-la-nature-sont-plus-heureux-et-moins-stresses

En terminant, j’aimerais connaitre votre activité en plein air préférée pour recharger vos batteries! Marche en forêt, jardinage, dansée sous la pluie? Vous sortez dehors combien de fois par jour?

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