Si vous ne le saviez pas encore, il y aura des élections municipales au Québec en novembre. Depuis déjà deux semaines, j’en parle beaucoup sur Facebook, parce que je perçois chaque élection comme une occasion unique de changer le monde. Surtout au chapitre municipal: c’est le palier de gouvernement le plus près de la population.

Depuis que je me mets ce sujet sur le tapis, je me fais souvent questionner sur mes propres intentions de faire le saut en politique. Depuis que 3 blogueurs de néorurale ( suivez-nous sur Facebook) se présentent, tous à la mairie, je sens la pression monter! Totalement consciente du fait que je ne prêche pas par l’exemple, je ne me présenterai pas aux élections municipales cette année. Ce n’est pas le moment pour moi de le faire, mais quand il sera venu, je peux vous assurer que j’y sauterai à pieds joints.

Actuellement, mon statut d’entrepreneure me permet de soutenir les élus dans leurs efforts d’attraction et de développement régional. Je mets mes compétences, mes connaissances, mes énergies et ma créativité à leur service. À titre de blogueuse, je diffuse des informations sur les enjeux régionaux et le style de vie rural à un large public. Je chéris mon indépendance et désire produire encore plus de contenu éditorial.

Ce n’est que le début pour moi! J’ai envie de faire bouger les choses, d’où je suis présentement. Mettre en lumière des initiatives locales et régionales, gravir des montagnes afin d’attirer de la main-d’oeuvre en région, participer à mille colloques sur l’aménagement du territoire et innover en matière de développement sont devenues mes passions. Je souhaite me concentrer sur ces projets avant de me plonger en tant que politicienne dans l’univers de ma propre municipalité et dans les défis de ma MRC.

Donc, ce n’est pas par désintérêt, ce n’est pas par désillusion et ce n’est pas par paresse que je ne brigue pas les suffrages. C’est plutôt par le choix de m’impliquer autrement, de soutenir les prochains élus et d’être au front, un projet à la fois. Je sais que je peux encore aider à ce niveau et je sais surtout que je ne peux pas tout faire à la fois!

Envie de discuter sur les principales raisons qui empêchent les jeunes de s’impliquer dans leur milieu, en politique ou autre? En voici quelques unes, répertoriées selon ce que j’entends, selon ce qu’on m’écrit et selon ma mémoire d’ancienne agente de participation citoyenne au Forum jeunesse régional de Chaudière-Appalaches! Aussi, je reprends de contenu de ma présentation lors du congrès de la FQM en 2016 ou sur le vieillissement de la population, comment inverser la tendance?

  • La conciliation travail-famille-étude-implication. Les jeunes et les femmes, deux segments de la population sous-représentés dans les postes décisionnels et qui font l’objet de nombreuses campagnes de sensibilisation à la l’implication sociale, ont beaucoup de difficulté à coordonner tous leurs rôles. Les horaires des réunions de conseil ne conviennent pas au rythme familial et les heures à consacrer à la politique amputent celles passées en famille. La raison principale évoquée: Je n’ai pas le temps!
  • Le sentiment de ne pas être suffisamment compétent. Et j’écris bien “sentiment”, parce qu’il est faux de penser que les citoyens sont incompétents dans cette tâche, peu importe l’âge ou l’expérience de vie. La peur de l’inconnu, de tous les termes à apprendre, des gens nouveaux à côtoyer, des protocoles et attitudes à adopter seraient parmi les choses qui accentuent ce sentiment. La raison principale évoquée: Je ne connais rien là-dedans!
  • La rémunération. Avec toutes ces heures à consacrer à cette implication lourde de responsabilités, la compensation financière ne serait pas à la hauteur des sacrifices pour plusieurs d’entre eux. Ils devront régulièrement, par exemple, prendre des congés du boulot ou engager des gardiennes et ils n’en ont pas les moyens financiers. La raison principale évoquée: Ça n’en vaut pas la peine!
  • La désillusion. Ils n’ont pas l’impression qu’ils seront écoutés et pris au sérieux par des élus majoritairement plus âgés et avec plus d’expérience qu’eux. Ils perçoivent la distance générationnelle comme une montagne à gravir à la sueur de leur front, comme si le mandat était un combat à mener plutôt qu’un défi à relever. La raison principale évoquée: On ne m’écoutera pas de toute façon!

Trouvez-vous tout cela réaliste? Vivez-vous aussi ces enjeux ou au contraire, pas du tout?

Avez-vous d’autres obstacles en tête à nous partager?

La semaine dernière, j’ai fait un vidéo LIVE sur Facebook pour inciter la communauté à me parler de solution à ces obstacles pour faire avancer les cho. Bah, j’ai vécu une déception, je n’ai pas eu beaucoup d’idées! Haha!

Pas grave, j’en ai pour vous. Je vous en parlais dans le magazine Quorum de la FQM de février dernier. Bonne lecture!

Liens sources et d’intérêt pour poursuivre la discussion:

http://www.magazineprestige.com/La-politique-et-les-jeunes

http://participationcitoyenne.com/wp-content/uploads/2015/11/GUIDE-PART.-CITOYENNE_V14.pdf

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/508159/la-politique-municipale-en-mal-de-rajeunissement-la-majorite-des-maires-et-elus-municipaux-sont-masculins-et-ages-de-plus-de-55-ans

http://beta.radio-canada.ca/nouvelle/1029422/femmes-politique-recrutement-difficile

http://beta.radio-canada.ca/nouvelle/1056583/elections-municipales-le-grand-defi-dinteresser-les-jeunes

http://beta.radio-canada.ca/nouvelle/635218/elections-municipales-regain-interet-jeunes

http://ici.radio-canada.ca/emissions/l_heure_de_pointe_acadie/2014-2015/chronique.asp?idchronique=405780

Commentez!