Depuis déjà quelques années, l’intérêt grandissant pour l’agriculture urbaine en Amérique du Nord ainsi que pour la consommation d’aliments locaux a poussé certains citadins à cultiver leur propre potager et à introduire des animaux d’élevage en ville, dont les poules.

Le phénomène des poules en ville a fait énormément parler dans les médias depuis le début des années 2000 puisqu’il est toujours interdit dans plusieurs villes de la province de garder des poules sur son terrain. Toutefois, plusieurs personnes font fi de ce règlement. L’été, et même l’hiver pour certains, ils récupèrent des œufs frais directement dans leur cour. Plusieurs villes tolèrent le phénomène si aucune plainte n’est déposée par le voisinage pour bruits ou mauvaises odeurs. Plusieurs raisons peuvent motiver la décision de ces citadins à accueillir des poules dans leur cour : viser une autonomie alimentaire, obtenir une nourriture très locale, utiliser adéquatement certains résidus alimentaires de la maison, boycotter certaines pratiques agricoles, etc.

Toutefois, la décision d’accueillir des poules chez soi ne doit pas être une décision prise à la légère. La santé publique, la santé et le bien-être des animaux ainsi que la protection de l’environnement sont des éléments à prendre en considération avant de se lancer dans l’aventure (voir la fiche d’information du MAPAQ à l’intention des municipalités pour avoir une idée des préoccupations entourant l’élevage de poules urbaines).

13396884_10155057818699762_559361213_oPersonnellement, c’est de pouvoir courir dehors chercher un œuf pondu le matin même pour me faire à déjeuner qui me pousse à vouloir deux ou trois poules chaque été dans ma cour arrière. Vivant à la campagne, entourée de producteurs agricoles, plusieurs barrières à l’élevage de poules pour ma consommation familiale ne sont pas à considérer. Par exemple, je n’ai pas peur de déranger les voisins avec le bruit de mes poules, car ma maison est entourée de champs.

L’été étant bien installé, si le cœur vous en dit de rejoindre ce phénomène urbain, je vous y encourage afin que cela devienne également une tendance néorurale. Il ne faudra pas pour autant vous prendre pour un agriculteur, mais vous vous sentirez peut-être plus près d’eux!

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