Julie Philippon est à la tête de Mamanbooh, un blogue qu’elle anime depuis 7 ans pour parler de sa réalité de maman-pieuvre – comme elle l’illustre si bien!- mais surtout de maman d’enfants différents. Ils sont différents parce que sa fille est atteinte d’épilepsie, de dyspraxie et de dysplasie, en plus d’une déficience intellectuelle légère, alors que son garçon a le syndrome de la Tourette et est aussi atteint de dyspraxie.  Les deux ont aussi reçu le diagnostic du trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH). Inutile d’ajouter que Julie est une maman qui a subi de grandes épreuves dans sa vie, je présume.  Elle a commencé à bloguer « parce que je vivais des choses difficiles comme maman, sans me reconnaître dans mon entourage » me confie-t-elle.
Mais qui est donc cet son entourage qui ne la reconnait pas, hein? Des champs… et les animaux de son voisin. En fait, elle habite le village de Saint-Benoît, dans la MRC de Mirabel,  à 500 pieds d’Oka, au milieu d’un rang isolé. Lorsqu’elle a besoin de lait, elle doit parcourir  7 km pour se rendre au commerce le plus proche. « La nuit, chez moi, il fait noir comme dans un poêle! Nous avons un puits et lorsqu’il manque d’électricité, on se retrouve sans eau… » raconte-t-elle. « Lorsqu’on a fait l’achat de la maison, nous n’avons pas pensé à vérifier si Internet Haute vitesse était disponible dans le rang! Notre compagnie habituelle ne l’offrait pas, on a paniqué un peu, mais nous en avons trouvé une autre! Une chance, parce que mon conjoint est programmeur-analyste, nous aurions été dans le pétrin! » Et probablement que son livre, intitulé Les médias sociaux m’ont sauvée, n’aurait pas vu le jour puisque sans Internet, pas de médias sociaux…
julie philipponAlors qu’on entend souvent que les médias sociaux sont un mal nécessaire, une dépendance malsaine et un frein aux vraies relations humaines, Julie va à contre sens avec son premier livre.  » Grâce aux réseaux sociaux, j’ai renoué avec les joies de la créativité et j’arrive à concilier de façon originale tous les aspects de mon quotidien en ayant l’impression de faire une petite différence dans la vie de ma communauté. Ils sont pour moi un excellent moyen de dire merci, de bousculer les préjugés, de démystifier, de prendre position, de célébrer en soulignant des occasions importantes pour moi ou mes proches, de demander de l’aide, de soutenir des causes qui me tiennent à cœur et d’encourager des gens en qui je crois. » peut-on lire à l’endos du bouquin.
Quand je lui demande qu’est-ce que les médias sociaux peuvent apporter de positif aux gens des milieux ruraux, elle me répond: « Tout? En fait, ils nous permettent de communiquer avec nos proches, notre famille et nos amis, de nous informer et de nous divertir. Mais surtout, les réseaux sociaux nous permettent de vivre loin des grands centres urbains par choix, tout en restant connectés pour le divertissement ou le travail. »
Et Julie partage entièrement mon opinion sur la nouvelle ruralité, branchée sur le monde et lasse de vieux préjugés: « Ce n’est pas parce que nous demeurons loin entourés de nature que nous ne sommes pas au courant des dernières tendances et des nouveautés! » Suivez-la sur ses réseaux Facebook, Pinterest, Twitter et Instagram!

Concours #MerciRéseauxSociaux

Julie Philippon offre aux lecteurs de Néorurale.ca un livre Les réseaux sociaux m’ont sauvée, paru aux éditions Publistar du Groupe Librex. Le gagnant est François Morin! Félicitations!

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