Le 1er mars, date fatidique pour s’inscrire au cégep, arrive à grands pas. Pour certains, le choix est fait depuis longtemps et ils ont hâte de recevoir des nouvelles de leur candidature, mais pour d’autres qui sont encore à la recherche du programme parfait (ou du moins difficile), la date du 1er mars semble arriver beaucoup trop tôt et je suis bien d’accord avec ceux-ci. Devoir prendre une décision si importante pour son avenir tout en prenant en considération une multitude de facteurs peut sembler la fin du monde. Si j’avais à recommencer demain matin mon parcours collégial, je ne prendrais sûrement pas le même chemin, mais ce n’est pas grave non plus. Mon bref passage en Sciences, lettres et arts au cégep m’a quand même permis de mieux me connaître et en comprenant ce que l’on n’aime pas, on découvre tranquillement qui nous sommes. J’ai changé de programme et j’ai alors dû passer beaucoup trop d’heures dans le bureau des API (aide pédagogique individuelle), mais finalement j’ai fini par finir. Je ne regrette aucunement mon expérience au Cégep de Sainte-Foy à Québec puisque j’y ai eu certains bons profs, une vie parascolaire impressionnante et beaucoup de nouveaux amis. Toutefois, si j’avais à conseiller dans mon entourage une personne désirant s’inscrire au cégep, j’inviterais celle-ci à regarder aussi les possibilités de programmes dans les cégeps de région. À la fin de mon secondaire, quand la conseillère en orientation m’a parlé de mes choix pour le cégep, elle a restreint sa présentation à trois ou quatre cégeps relativement proche de ma région natale. Pourtant, il en existe quarante-huit sur l’ensemble du territoire québécois (ou au monde, si l’on préfère).

Les cégeps ont un rôle très important dans le développement économique, culturel et social du Québec. Ils sont des pôles culturels dans leur région. Ils participent activement à la vie socioéconomique de leur milieu et réalisent des activités de recherche. La baisse de l’effectif étudiant en région, causée en partie par les transformations démographiques au Québec, inquiète depuis déjà quelque temps certains acteurs du milieu de l’éducation qui prennent conscience de l’importance de la pérennité des cégeps dans l’ensemble des régions de la province. L’occupation dynamique du territoire se réalise en partie grâce aux institutions collégiales qui peuvent constituer le poumon d’une communauté donnée.

Néanmoins, puisque je ne pense pas convaincre énormément de jeunes futurs collégiens avec ce genre de discours sur la survie des cégeps en région, je me permets de partager en résumé les « 5 BONNES RAISONS D’ALLER ÉTUDIER EN RÉGION! » selon Academos :

  1. Les programmes en région sont souvent moins contingentés et surchargés, donc plus accessibles et avec des groupes plus petits.
  2. Étudier en région, c’est découvrir un nouveau coin de pays!
  3. Le coût de la vie est généralement plus bas.
  4. Être à proximité de la nature…
  5. … mais tout de même, dans un centre urbain de taille moyenne. C’est le meilleur des deux mondes.

Bonne réflexion!