Mon maire à moi ne parle pas d’aventures. Mais il fait partie des miennes!

Cet été, nous avons eu peines et misères à essayer d’aménager quelque chose dans notre cour arrière. Un voyage de terre et son étalement plus tard, nous n’avons pu que constater que nos travaux étaient vains. Peu importe ce que nous allions faire pour relever le terrain, c’était cause perdue. L’eau de la rue, accompagnée de ses déchets, finissait toujours par revenir chez nous et emporter dans un courant étonnamment puissant tous nos efforts !

Pas le choix, fallait en parler avec la municipalité. Un coup de téléphone et quelques semaines plus tard, un camion était dans ma cour. Après avoir évalué la pente de la rue, un plan de match était déjà en branle et les travaux pour dévier l’eau pouvaient commencer.

Le 31 août dernier au matin, les employés municipaux et leur gros camions étaient devant ma maison pour débuter les travaux. Je m’en rappelle très bien parce que c’était jour de rentrée scolaire. Vous savez, ce matin où tout le monde court, s’agite et panique un peu pour être capable de rencontrer la nouvelle enseignante, les éducatrices et les amis, tout en arrivant pas en retard au boulot? Ouin, c’est ce matin-là. Nous avons tout de même pris le temps d’aller voir l’énorme trou creusé, parce ça pique la curiosité des enfants ça, hein!

maireEh bien quelle fût ma surprise en constatant que le maire de Sainte-Justine, Denis Beaulieu, était là en personne. Oui, ce matin de rentrée scolaire, il s’est déplacé chez moi pour voir comment allait les travaux. J’en ai profité pour jaser un peu avec lui. Il en a profité pour chatouiller et prendre dans ses bras mon p’tit homme alors âgé de 6 mois. « Y’en a qui dise que je fais ça pour les surveiller, pour checker leur travail. Mais ça ne me dérange pas qu’ils disent ça. Je sais moi pourquoi je me déplace. Je veux savoir comment ça se passe les travaux et comment ils font. Et je veux dire au citoyen que ça a été fait pis que j’étais là. Il peut me poser des questions après et je sais quoi répondre » me raconte-t-il. Dur d’être plus présent sur le terrain!

Cet automne, mon maire a aussi accepté mon invitation à venir prendre un café – quoiqu’il n’a pas pris de café, il n’en boit pas…- chez moi un samedi matin pour que je lui parle de mon projet de capsules vidéos sur le web pour ce blogue. Je voulais lui raconter mon idée, connaitre son avis et demander son appui. Il n’a pas hésité à me donner tout ça. Il n’a pas hésité non plus à se mettre 4 pattes par terre avec mon garçon alors âgé de 8 mois! Mon maire a l’âme d’un grand-père.

maireMon maire à moi ne parle pas d’aventures sur Twitter, comme un autre qui se prénomme aussi Denis. Il ne se prend pas en photo dans ses sorties au village non plus. Et il ne fera certainement pas partie des rôles à personnifier dans un ByeBye à Radio-Canada.

Mon maire à moi est plus anonyme, disons. Mais son travail ne l’est jamais dans ma municipalité.

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