En observant les enfants de mon entourage prendre le chemin de l’école tous les matins, je ne peux m’empêcher de penser que l’an prochain ce sera le tour de ma fille, déjà… Je sais, je sais, il me reste encore plusieurs mois de répit.  Mais la maman que je suis a tendance à s’étirer le cou pour apercevoir le pont d’avance 😉 Bref, parmi quelques petites inquiétudes face à cette réalité à venir, j’ai eu une pensée pour les poux… oui oui les poux, vous savez ces minuscules bestioles qui font souvent la rentrée des classes avec nos enfants et qui se font un plaisir de gambader joyeusement d’une tête à l’autre.

Je travaille en milieu scolaire, je connais donc bien cette réalité mais surtout, je l’ai vécu : l’année de ma 6e année du primaire. Quelle année pénible ! Mes frères et moi avons gagné le gros lot des poux non pas une mais 3 fois durant cette même année.

À trois reprises on a subit l’enfer des traitements, de l’épouillage cheveux par cheveux, du gros ménage de tous ce qui est tissus… Ma mère était devenue une accro à la lavande, elle en mettait partout…

Pour ceux qui associe « poux » et « saleté », laissez-moi vous détromper; ma mère est une accro du ménage et de la propreté. De plus faire de l’entretien ménager c’est son métier.… J’en ai entendu ces semaines-là des jugements de la part d’enfants qui n’avaient rien de mieux à faire et qui répétaient probablement des phrases venant de la bouche d’adultes de leur entourage .  » Ouach, ça doit être vraiment sale chez eux !  »

Des rumeurs de village, ça se propagent aussi vite que les poux. Jusqu’à temps que mon enseignante, qui avait eu vent des méchancetés qui circulaient, fasse une intervention de groupe en disant que les poux n’avait rien à voir avec la saleté et que chez nous c’était même plus propre que chez elle !

Donc, 6e année; petite école de village d’à peine 100 élèves. Le phénomène a duré plusieurs mois car certains parents n’étaient pas au fait de toutes les étapes nécessaires pour éradiquer l’ennemi définitivement, leurs enfants revenaient donc à l’école encore infestés et le « promenons-nous de tête en tête » reprenait de plus belle.

Un garçon qui a des poux; on fait un traitement, on rase le coco, et on vérifie pour être certain qu’il n’y a plus de lentes. Mais une fille ayant des cheveux longs frisés… ben ça passe des soirées complètes la tête couchée sur la table pendant que sa mère enlève une par une les lentes. Puis quand le problème revient quelques semaine plus tard, et bien, on finit par y passer les ciseaux : 12 ans, des cheveux frisées coupées aux oreilles, ça me donnait au moins 15 ans de plus, et l’entrée au secondaire qui s’en venait. Youpi  🙁

La 3e fois que le retour à la maison s’est fait en se grattant la tête, mon père nous a retiré de l’école, jusqu’à temps qu’il soit certain que le problème soit réglé et ma mère après avoir pleuré de découragement s’est rendu à l’école pour aider les enseignants à passer élève par élève au peigne fin et à informer les parents concernés de toutes les étapes nécessaires pour contrer définitivement l’invasion.

Bref, j’espère que ma fille ne m’arrivera jamais de l’école avec ces petits compagnons indésirables…. Je vais peut-être adoptée une idée qu’une collègue avait envoyé à la blague : l’envoyer à l’école avec un casque de bain sur la tête, pensez-vous que je vais la traumatiser ou bien partir une nouvelle mode?

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