Il n’y a pas si longtemps il me semble, la vie m’a permise de me choisir une grande sœur. Élevée à proximité, j’ai hérité d’une centaine de macarons, d’un vieux portefeuille troué et de toutous usées, lors de ses nombreux élans de générosité. Au cours de nos vies, on a déconné, on s’est fait chier, on a déménagé, on a pleuré, mais le plus important, c’est le respect que nous avions mutuellement. Les épreuves importantes nous ont soudées, sachant que l’autre serait toujours un pilier.
Mais un beau jour, elle est arrivée toute bouleversée, la flamme dans ses beaux yeux était attisée. Elle m’a raconté qu’un simple feu de camp avec des amis avait tout changé. Sa main en avait rejoint une autre, sans trop comprendre pourquoi, l’amour avait frappé. Plus tard, une chanson à la radio lui a prouvé que le bonheur pouvait revenir chaque matin. De la répartie et des attentions particulière, c’était déjà plus que ce dont elle avait besoin. À partir de là, les projets se sont enchainés: Maison, changement de carrière, rénovations, bébé. De grands événements, épreuve pour certain, mais qui les ont rapprochés pour un avenir certain. Ils prouvent que l’amour est réel, que la complicité et la simplicité sont des valeurs sûres pour ceux qui cherchent la vérité. Leur affection quotidienne est partagée avec facilité, avec tous les gens qui sont heureux de les entourer.
Et un beau jour d’été, j’ai assisté aux premières loges, à un mariage serein. Ils ont décidé de se lancer, d’y croire et d’insister, à l’époque où le mariage n’est plus certain. Elle a laisser tomber les démons du passé, en s’ouvrant à une loyauté qu’elle savait sincère. Une petite église blanche, des invités sélectionnées pour vivre ce moment, celui où il l’a regardé en croyant à peine qu’elle allait vraiment lui dire oui.

« L’amour c’est quand le temps se transforme en mémoire et nous fait le présent d’un passé plein d’espoir » Yves Duteuil