Par Sophie Dubois

Je suis revenue au Témiscamingue en février 2011, après 6 années merveilleuses as a Trifluvienne. Pourquoi? À ce jour, je n’en ai encore aucune idée, c’est flou, comme si l’univers avait fait le choix pour moi, I was in a blur… aucun regret cependant, puisque je ne cesse de m’adapter à ce nouveau mode de vie.

Ma région, c’est un vrai terrain de jeu; tous les projets sont possibles, ou presque. Pour ma part, c’est la création d’une école de danse, pour faire vivre ma passion et la partager à la population témiscamienne, qui a très peu accès à la culture de cette discipline artistique. Parce que les écoles de danse sont en Abitibi, ou en Ontario. « Ce n’est pas la même chose, même région? » …

« Non, man, non. » Irais-tu faire 3-4 heures de route aller-retour en pleine semaine de travail pour suivre un cours de jazz de 55 minutes? Don’t think so.

Il faut donner à son Témis, mettre de la chair après l’os, comme disaient mes profs de français. Il faut se peupler nous-mêmes, se servir, collaborer et se faire vivre entre nous. Ça, c’est ma mission, my drive. Pour ce faire, ça prend des sacrifices, des grandes idées pour une petite population qui n’attend que ça.

En ce qui concerne l’école de danse, j’ai beaucoup d’idées, trop. Des projets, en masse. Être capable de tout faire, un moment donné, j’espère bien. Conjuguer ce projet avec ma vie personnelle et professionnelle, ça sonne comme un défi! Mais sérieusement, le mot-clé, c’est: Collaboration. « Tu fais ça toute seule, Sophie? », « Oui », réponds-je en braillant. Ce qui me fait brailler de joie par contre, c’est de savoir qu’une de mes assistantes a décidé d’aller étudier la danse en ville. C’est fou, quand tu te rends compte ce que ce projet peut créer chez les jeunes, qu’il y aura un jour une relève époustouflante pour reprendre le flambeau. C’est beau.

Pour faire une histoire courte (parce que j’en parlerais avec détails, incessamment et passionnément), je voulais que mon école reflète la région, avec un nom qui rappelle son attrait, ainsi que les gens qui y habitent. La fabrique de chandelles artisanales de Fugèreville, Champs d’Elfes, m’a inspirée pour la levée de fonds… parce que vendre du chocolat: boring, tannée, pu capable. Une fabuleuse artiste tatoueuse made in Témis m’a concoctée le croquis du siècle pour le logo. J’avais entendu parlé du concept de la Solidarité Témiscamienne, alors j’ai sauté dedans à pieds joints, juste après un tombé-pas-de-bourré-glissade-assemblé (ce que je me trouve drôle). Et je n’ai pas fini: trop trippant.

Alors, alors: Bienvenue à l’Académie de danse de la Forêt enchantée, du Témiscamingue!

 

crédit photo: Marie-Pier Valiquette photographe