Il était une fois, un homme qui avait l’ambition d’un peuple…
J’avais 15 ans, c’était ma première visite dans cette belle maison de bois rond, tout en haut d’une colline d’un petit village. Les effluves d’un souper en préparation nous ont fait descendre de la chambre aménagée dans le grenier. L’homme était assis au bout de la table, un calepin avec des notes griffonnées toujours près de lui, il regardait dehors et son esprit bouillonnait d’idée. Sa femme, sa « chume » comme il l’appelle tendrement, le regardait avec amusement rêvasser. Ils sont complices ces deux-là. Ils ont dépassé l’étape d’amoureux et je ne comprends pas où ils sont. Chose certaine, ils y sont ensemble. Une vie construite à bout de bras, trois enfants, des changements qui obligent à se rediriger. Une famille marquante dans le calme de leur quotidien, rassurante comme les chocolatines chaudes du matin. Le souper servit, on jase. L’homme fabule d’un projet. Quelque chose de « BIG », qui pourrait faire évoluer toute une région. Le calepin est plein de notes, le nom de la patente déjà écrit sur le dessus. Plus d’une décennie plus tard, on en est à la dernière étape. On se croise les doigts de pied, on prie et l’on espère que ce travail de maître devienne réalité. Si vous passez par La Tuque dans quelques années, vous assurément reconnaître le pont piétonnier, ce cadeau pour nos petits enfants, un investissement sur le long terme.

Il était une fois, une femme qui avait le nom d’une fleur…
J’étais à l’Université, sa douceur et son humanité étaient visibles à travers son sourire permanent. Je lui avais offert un bol et une tasse avec un iris peint dessus. Elle trouvait le cadeau exagéré pour l’occasion, mais ne savait pas à quel point son mode de vie, nos conversations et sa sensibilité m’avaient aidée à me trouver. Avec les années, nos contacts furent moins rapprochés, mais je garde encore ses cartes que je recevais par la poste pour mon anniversaire. Il y a près de cinq ans, j’ai rencontré son amoureux quand ils m’ont gentiment accueillie chez eux. Dans la voiture, j’avais apporté un toutou, car j’étais certaine que mon amie attendait un bébé (feeling de fille!)… Neuf mois plus tard, un beau garçon est né dans une famille différente dans son harmonie. Les Internets m’ont annoncé qu’ils se lançaient dans un nouveau projet. Une intention déjà dessinée lors d’une conversation de balcon de fin de soirée dans sa demeure de St-Félix-d’Otis. Si vous passez par ce village, passez au Perchoir. Vous allez assurément y rencontrer une petite famille tellement facile à aimer.

Il était une fois, des entrepreneurs courageux, innovateurs et passionnés.
Merci de nous inspirer et de dynamiser les régions comme vous le faites. Je n’ai pas la chance de tous vous connaître personnellement ou d’avoir pu partager des moments avec vous. Mais j’admire vos histoires tout uniques. Benjamin Franklin a déjà dit : « L’humanité se divise en trois catégories : ceux qui ne peuvent pas bouger, ceux qui peuvent bouger, et ceux qui bougent. » Merci à vous de bouger, de déplacer des montagnes et de démontrer que tout est possible quand on ose et qu’on y croit.

 

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