Par Josée Madéia

La Commission pour la protection du territoire agricole du Québec nous accorde le droit, à nous résident.e.s de l’Ontario, d’acheter la ferme sur le rang Ste Julie Est à Saint-André-Avellin !

Et paf! tout le processus de transition est en marche.

Ma réaction initiale était pas mal enjouée donc j’me dis que c’est bon signe. Et pour le reste, ce doit être comme la grossesse : l’anticipation de problèmes et de difficultés potentielles mènent à des niveaux d’anxiété pas mal élevés, un état qui est cent fois pire que l’ajustement réel à cette nouvelle vie (de parent et, je l’espère, d’agricultrice).

Reste toujours à confirmer la date de prise de possession (qui semblerait dépendre de la température, de la fonte des bancs de neige, de la boue), mais c’est partie.

Un troupeau de vingt-quatre vaches est déjà sur place, s’habituant au nouvel environnement avant nous.

Et les occasions pour rire de nous-même et développer notre sens d’humour là-dedans sont toujours belles et multiples. Mon copain qui parle peu le français doit négocier les prix de semences et de machinerie dans sa troisième langue, avec des résultats souvent rigolos.

Et moi, avec mon presque zéro de vocabulaire agricole (ou de parlure québécoise), j’écris et je répète phonétiquement des bouts de phrases quand je parle aux agriculteurs et autres travailleurs qui nous donnent conseils et estimés, en espérant que j’en ai compris assez long pour qu’une recherche dans google m’explique ce dont il s’agit.

Cette semaine c’était la « racaballeronde ». C’est-à-dire le rack, ou râtelier, à balles rondes, dont on a effectivement besoin.

On va sûrement y arriver.