Ah les vacances…!
Les miennes se sont terminées ce matin.
J’avais prévu de partir loin, pour me retrouve et trouver le beau ailleurs. J’angoissais à l’idée de rester chez moi, emprisonnée dans des décors connus. Je voulais du nouveau, de l’inconnu, de l’aventure. Après 4 mois à travailler 7 jours sur 7, j’avais encore quelque chose à me prouver. J’avais de gros projets et plusieurs options pour ces 11 jours…

Option 1 :
L’Ami devait aller travailler à Bali (eh oui, il existe des emplois qui nous forcent à travailler à Bali!). Quelle belle possibilité de partir, découvrir le bout du monde, se prélasser sur Gili Air Island, philosopher avec l’Ami dans nos hamacs et profiter des merveilleux paysages qui défilent sous nos yeux. Je voyais ce voyage comme une expérience en soi, car je devais prendre l’avion toute seule et le rejoindre là-bas. Trente heures et trois escales à l’étranger qui me garantissaient une preuve de ma nouvelle grande autonomie.

Option 2 :
La deuxième option visait à faire le même voyage que la moitié des Québécois : un voyage dans le sud! Cuba me voila! Une option moins dispendieuse avec des heures de transports plus raisonnables, qui me permettrait de me prélasser une semaine sur une plage. Rien à penser, rien à organiser, un livre et le son des vagues pour arriver à relaxer…

Option 3 :
Viva Las Vegas! Une ville construite pour s’amuser, le Grand Canyon, les couples qui se marient sur un coup de tête. Trois ou quatre jours juste pour changer d’air finalement. Juste pour dire que j’ai besoin de mon passeport et que je ne l’ai pas commandé pour rien finalement!

Option 4 :
Une amie a assisté au mariage de son frère dernièrement et la réception s’était faite à Niagara Falls. Les photos étaient magnifiques et je me disais que ce pourrait être la plus simple des options. Je n’avais qu’à prendre mon auto, me diriger là-bas et revenir. De toute manière, j’ai toujours adoré être seule dans ma voiture avec ma musique. J’ai aussi pensé aux provinces de l’est du Québec, une autre destination avec de superbes paysages qui me donnerait l’impression d’être libre et de laisser mes soucis à la maison.

Et, finalement?
J’ai le regret de vous dire qu’aucun de ses projets ne s’est réalisé. J’ai dû me rendre à l’évidence que mes vacances étaient trop courtes pour un périple à Bali. En calculant le temps de déplacement, mon billet d’avion devenait inabordable versus les trois petits jours de réelle présence en Indonésie. En vrai, je passais plus d’heures en déplacement dans les aéroports qu’en sandale au bord de l’eau! Une fois cette constatation faite, les événements se sont multipliés : Rendez-vous que je ne pouvais pas remettre, événements qui m’empêchaient de partir plus de 36 heures. Je voyais grand pour ces 11 jours, alors qu’elle ne fut pas ma déception d’accepter que je ne parte pas.
Mais vous savez quoi? Ces vacances ont finalement été les plus payantes de ma vie. Je n’ai pas gagné à la loterie, je n’ai pas non plus hérité d’un gros montant. Je suis seulement plus riche en expérience humaine. Je sais, je sais, c’est encore un beau clicher! Mais j’ai vécu une expérience qui m’a fait grandir, une autre qui m’a remise en question, j’ai cuisiné (ceux qui me connaissent savent que ce n’est vraiment pas ma force)! Mais je vous jure que la semaine dernière, j’ai progressivement appris à vivre le bonheur quotidien.

Je reviens de cette pause de 11 jours, calme et reposée. Je n’ai pas vu d’autres paysages certes, mais j’ai eu la chance de découvrir d’autres facettes des gens qui m’entourent. Aujourd’hui, j’apprécie encore plus, que l’important, c’est d’être entouré de gens vrais avec qui l’on se sent bien, simplement bien.

 

 

Photo: FLICKR