Par Karine Bisson

Vous avez peut-être, tout comme moi, vécu pour les Jeux olympiques de Sotchi, pendant deux courtes, mais intenses semaines. Je l’ai fait moins cette année, en raison du boulot et du décalage horaire, mais cette période intense en émotions me permet de devenir quelqu’un d’autre pendant deux semaines.

Je change de titre. Je deviens « Experte » ! Experte-en-tout.

Peu importe la discipline olympique, le sexe et l’âge des athlètes, je deviens, pendant la durée des JO, une des personnes les plus critiques et qualifiés pour juger les performances. J’émets aussi les conseils pré et post compétition les plus précieux.

Rien de moins !

En face de notre téléviseur, on fait un peu tous la même chose, dans le fond. Sans aucune prétention, on souhaite tellement être là pour nos athlètes. Pour la majorité, on fait pourtant leur connaissance à peine quelques jours avant les Jeux.

Ils m’ont fait vivre de bien beaux moments à travers la télé, les journaux électroniques, Facebook et Instagram, parce que je m’étais permis de suivre plusieurs athlètes, question de … tout voir !

Voyeurisme avoué à moitié pardonné ?

Depuis le 23 février, j’ai quand même l’impression d’attendre quelque chose. Vous savez, cette drôle d’impression d’être un peu sur ses gardes parce que quelque chose s’en vient. Particulièrement énervant quand ce truc en question demeure mystérieux. Perso, ce sont les Jeux paralympiques, que j’attends avec impatience !

Les Jeux ne sont pas finis, ils sont sur « pause » !

Si vous ne vous êtes jamais donné la peine de regarder les Jeux paralympiques comme vous le faites avec les JO, il faut commencer à le faire cette année. La couverte médiatique n’est pas la même, mais nos petits efforts de visionnement en valent grandement le coup.

Ces athlètes au parcours bien unique me laissent plus souvent qu’autrement stupéfaite de A à Z, qu’il s’agisse d’un handicap physique, visuel ou mental. Depuis 2012, les athlètes avec une déficience intellectuelle peuvent de nouveau participer aux JP, et c’est bien ainsi !

À la base, je suis de ce genre de personne qui vit beaucoup plus les émotions des autres que les siennes. Je gère mieux, et de loin, mes émotions que celle des autres.

Loin d’être de la pitié, je trouve que ces athlètes détiennent une force plus grande que nature. Ça me renverse. Ce qui trop souvent les précède devient alors la force par laquelle ils brillent !

Quand je regarde leur performance, je ne suis alors plus digne d’être « experte ». Ce sont les athlètes qui m’enseignent et qui, à leur façon, me donnent des conseils.

Ce sont de véritables héros.

 

P.-S. La cérémonie d’ouverture aura lieu ce vendredi 7 mars et les jeux se poursuivent jusqu’au 16 mars !

Merci à Mimi Cummins et François Alain, de Parasports Abitibi-Témiscamingue pour la photo de Sylvain Boucher, bien connu pour son parcours d’athlète en cyclisme à main, lors d’une activité de découverte du hockey luge.