Par Marianne Lavoie

Il semblerait que la Métropole a des problèmes avec son pont Champlain. Eh bien au Saguenay, dernièrement, on a eu un problème avec le pont Dubuc. OK, ce n’est pas comparable mais reste que par chez nous, c’était « big ». Et on en a entendu parlé partout, tout le temps, pendant plus d’une semaine. Ça fait que je vais vous faire une histoire courte.

Le  9  décembre dernier, coup d’éclat : un feu éclate sur un pilier de béton en réparation du pont Dubuc, par un froid intense. Image insolite… et inquiétante parce que la vie de milliers de gens en est alors chamboulée. Tout à coup, il n’y a que les véhicules d’urgence qui peuvent traverser la rivière Saguenay à ce niveau. Les 45 000 véhicules (leurs conducteurs et passagers, assurément) qui ont l’habitude de le traverser doivent trouver une solution de rechange!

Branle-bas de combat au Saguenay, je vous le dis!

Le détour que les gens doivent emprunter est de 40 kilomètres. Le ministre des Transports du Québec, Sylvain Gaudreault et le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, sont très présents pendant cette période.  L’armée canadienne, par les militaires de la Base de Bagotville, a installé des tentes sur le pont piétonnier Sainte-Anne, adjacent au pont Dubuc, pour faciliter la traversée des marcheurs. Parce qu’il a fait FRETTE. Des trajets en autobus gratuits et autres moyens alternatifs ont été rapidement mis en place par la ville de Saguenay et par des organismes pour amoindrir la situation.

Dans tout ce « brouhaha », c’est l’expertise et le travail ininterrompu d’une compagnie régionale qui a permis au Saguenéens (et à leur visite du Temps des Fêtes) d’avoir accès au pont Dubuc pour Noël.

D’ailleurs, la super-poutre du fameux pont Champlain provient de la même entreprise jeannoise : Proco. Comme quoi l’expertise peut se développer partout, même en région! Une belle fierté!