En ce beau matin d’hiver, je suis sorti de ma cour à bord de ma voiture, espérant que les rafales de neige n’obstruent pas le rang. C’est alors qu’en tournant le coin, j’ai aperçu ce gros chien gris-roux courir à pleines pattes. Un coyote!

Pendant près de deux kilomètres, je l’ai suivi, à 50 km/h. Lui cherchant désespérant un endroit pour se cacher dans la forêt, moi, fascinée de le voir courir ainsi. Il a finalement trouvé un espace où se glisser et je l’ai vu se laisser choir dans la neige.

Ça me rappelle la fois où pendant une promenade en VTT côte à côte, nous avons accueilli un troisième passager. Alors que je regardais le sentier déroulé, alors que j’ai à peine eu le temps de baisser la tête, un petit hibou est venu frapper mon casque (pour vrai, je n’exagère pas!) et s’est cogné sur le pare-brise par la suite. Paniqué d’être pris à bord, il s’est mis à voler frénétiquement, et c’est après plusieurs longues secondes qu’il a fini par quitter l’habitacle. Vous pouvez imaginer combien fois nous avons raconté cette histoire (et la gestuelle qui vient avec!).

Pourquoi je vous raconte ces anecdotes? Parce que la vie en région, c’est ce que ça nous apporte : être près de la nature. Que ce soit des « bambis » dans la cour arrière de la maison de ma sœur, un ours sur le bord de la route, un orignal dans un champ ou un aigle à tête blanche dans la forêt, chaque fois, ma réaction est la même : je suis comme une enfant le jour de Noël. Émerveillée par ces animaux imposants.

La partie triste de l’histoire? Chaque fois, je suis trop stupéfiée pour attraper mon téléphone et immortaliser ce moment…