Bien au chaud dans sa maison; en ces temps frisquets et aux températures changeantes, c’est là que l’on se sent le mieux !

Une autre année vient de commencer et ça me rappelle où j’en étais il y a exactement 2 ans; à la recherche urgente d’une maison en campagne agrémentée d’une terre, pour notre projet d’élevage d’alpagas !

C’est exactement le 1er janvier, quatre jours à peine après avoir mis en vente notre maison en banlieue de Drummondville, que nous recevions l’appel de celle qui était pour finalement l’acheter. Elle aurait voulu emménager pour février; nous avons négocié en mars… parce que nos recherches de l’automne pour notre nouvelle maison n’avaient pas encore porté ses fruits ! Et c’est comme ça qu’on a passé tout près, d’ailleurs, de se retrouver les deux pieds dans la neige, sans maison où habiter (bon, vous comprendrez que nous aurions trouvé une solution à la dernière minute, mais rien d’idéal !).

Au fait; quand je dis que nos recherches n’avaient pas porté ses fruits, ce n’est pas parce que les armoires des maisons visitées n’étaient pas de la bonne couleur ou que les planchers devaient être refaits et que ça ne me plaisait pas… On comprend vite qu’acheter une maison sur une petite terre agricole, c’est un peu plus « basique » que ça… ! Disons qu’il faut être… un peu (BEAUCOUP) plus conciliant !

À l’automne, nous avions eu le choix entre;

– Une maison aux murs craqués de haut en bas et dont le patio en ciment menaçait de s’écrouler (mais on nous assurait que ce n’était pas grave et que la maison était en bon état ! 😉 )

– Une autre très petite maison (trop!) avec de jolis champignons roses dans le vestibule et une terre complètement boisée (donc à défricher à cause de nos besoins)

– Une autre aux murs en cartons (je vous jure; pas plus épais que deux boîtes en cartons collés avec 5 couches de vieux papiers peints superposés, déchirés et bullés à cause de l’humidité !), fenêtres en bois du siècle dernier pourris et toit qui coulaient abondamment; à l’étage, on se serait cru dans une maison hantée… en piteux état ! Je regrette presque de ne pas avoir pris de photos !!!

– Une maison tellement bâtie croche, que j’avais l’impression de tomber vers la droite à chaque pas (avoir acheté cette maison, au moins, j’aurais toujours su dans quel coin retrouver mes clés !)

– Et d’autres où il a fallu «gratter» peu pour se rendre finalement compte qu’il y avait un « hic » juridique et des problèmes à la clé (mauvais zonage, problèmes graves à venir avec la MRC, terre louée… etc.)

Et le tout, valait en moyenne entre…200 000 $ et 250 000 $…. !

maison alpagas fibrefine élevageFinalement, nous avons été chanceux; nous avons trouvé NOTRE maison sur 80 000 pieds carrés qui n’était pas affichée officiellement partout et à bon prix (par rapport aux autres visités, on s’entend !) et avons déménagé… à peine 10 jours avant d’être « expulsés » de notre ancienne maison !

Mais ne vous leurrez pas; celle que nous avons achetée (datant autour de 1863 – 1880) n’était pas en très bonne condition (heureusement mieux que les autres !) Beaucoup de surprises nous attendaient aussi lors des rénovations…mais la maison avait le « potentiel » que les autres n’avaient pas (je vous en reparlerai !) !!!

Après avoir vu toutes ces maisons en piteux état, on comprend mieux pourquoi il faut avoir le coeur à l’ouvrage, quand on démarre un élevage… et le goût du risque ! Les maisons sur petites terres agricoles (d’à peine quelques acres) manquent énormément d’amour… et le tout se vend quand même à des prix de fou !!!