Par Marianne Lavoie

Vous connaissez le film « le Jour de la marmotte » avec Bill Murray? Le personnage principal revit plusieurs fois la même journée. L’équivalent chez nous, en période hivernale, c’est le Jour de la Rafale! Premier épisode : hier.

Pendant la journée, j’ai dû me faire à l’idée: il y aurait vraisemblablement une rafale de neige dans mon entrée lorsque j’arriverais du travail. Oh non! C’était le cas.

On développe des trucs à habiter un rang! Le test ultime avant d’aller chercher les enfants à la garderie, un jour de poudrerie, est d’entrer dans la cour et d’en ressortir. Ça a l’air si simple! Mais une auto enlisée dont l’arrière dépasse sur la route enneigée lorsqu’il y a de la poudrerie, ce n’est pas sécuritaire. Et si en plus tes enfants en bas âge sont dans ton auto, tu « trippes » encore moins! Hier, ça a bien été; j’ai pu retarder le déneigement de mon entrée.  Mais le vent a poursuivi son oeuvre, a soufflé toute la nuit et ma cour s’est emplie d’une magnifique rafale pendant que j’étais dans les bras de Morphée.

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, semble-t-il! Eh bien ce matin à 5h45, j’en avais de « l’avenir » à renouer avec ma souffleuse!

En fait, mon horloge biologique me réveille toujours plus tôt, les jours de rafales. (Stress???) Ce n’est pas le cas pour les marmots qui dormaient paisiblement. J’ai sécurisé l’environnement advenant un réveil précoce de leur part (ils ont hâte de voir ce que le lutin a fait dans la nuit) et je me suis lancée dans cette mini-aventure.

1-      J’haïs geler. Pour tenter de me convaincre que j’étais enthousiaste face à la tâche, j’ai lâché un beau « Wou-hou » presque enjoué, en sortant de mon douillet domicile. (Ça prend un minimum d’intonation pour se convaincre, sachez-le!)

2-      J’avais regardé la souffleuse de loin depuis les dernières semaines sachant très bien que je devrais m’en faire à nouveau une amie. Je n’étais pas pressée. Je n’avais pas pris le temps de réviser les boutons importants pour un démarrage facile (et dans la joie).

3-      La souffleuse était dans un endroit plutôt sombre dans ce petit matin où le soleil n’était pas encore levé. Note à moi-même : garder une lampe frontale à proximité pendant la saison hivernale, ça limite le nombre de « gros » mots!

4-      J’avais omis de me faire des muscles aux membres supérieurs pendant toute l’année et je n’ai pas été capable de « crinquée » la souffleuse. Autre note à moi-même : si j’oublie encore de me faire des muscles, garder une rallonge à proximité pour utiliser le tant apprécié bouton « démarrage ».

Bref, j’ai eu l’air « twit » toute seule dans ma cour ce matin; c’était de toute beauté. C’est pourtant avec les joues rouges et le sourire aux lèvres que je suis rentrée après mes petites péripéties matinales. J’avais le sentiment du devoir accompli. En matière de rafale, la glace est cassée!