Depuis longtemps, mais particulièrement depuis que j’écris sur ce merveilleux blogue qu’est néorurale.ca, les gens me disent que je ne suis pas un vrai Abitibien. Avant, mes amis me disaient : « Tu n’aimes pas la pêche? Ayoye! Qu’est-ce tu fais en Abitibi? ». Et on riait. Maintenant, certaines personnes que je n’ai jamais rencontrées de ma vie me disent : « Tu n’aimes pas la chasse? Ben t’es une vraie honte pour ta ville et ta région! ». Et on rit pu.

C’est pas des maudites farces. Depuis que j’écris de courts textes de 500 mots, les gens croient me connaître et se permettent de me juger. Ils jugent mes 27 ans de vie sur un texte de 500 mots. Croyez-le ou non, quelques-uns de mes fans se sont même permis d’écrire sur Facebook que mon texte humoristique de second degré sur la chasse faisait forcément de moi un mauvais enseignant. Vous voyez pas le lien? Moi non plus. (D’ailleurs, ne cherchez pas ce texte : nous avons décidé de le retirer car il était, de toute évidence, très très choquant.)

Mais voici ma chance de prouver à mes détracteurs que je suis, malgré mes blagues sur les chasseurs, digne de respirer le même air qu’eux.

Changeons de sujet un instant. Vous allez voir.

Ces cinq dernières années, j’ai travaillé sur mon projet de mémoire de maîtrise. Depuis cinq ans, je harcèle mon directeur toutes les fins de semaine pour qu’il m’aide à mettre le point final à ce document de plus de 100 pages. Depuis cinq ans, je paye plus de 1 200 $ par année en frais de scolarité pour enfin compléter ce damné mémoire. Pis là ben, je l’ai fini.

Pour ceux qui ne le savaient pas, la ville de Senneterre a protégé nos fesses des méchants communistes pendant environ 35 ans. La station-radar qui était juchée sur le Mont-Bell a marqué les belles années de Senneterre, autant au niveau économique que démographique et social. C’est là-dessus que porte mon mémoire. Je suis vraiment la pire des hontes de l’Abitibi, hein? Cinq années à me démener pour dépoussiérer une partie de l’histoire de ma ville et de ma région.

Bref, tout ça pour vous dire que la cerise sur la coupe glacée (clin d’œil à toi, Claude) serait qu’un maximum de gens lisent mon mémoire, car l’histoire de Senneterre en est une grandiose, mais elle est malheureusement trop souvent négligée au profit de l’histoire de certaines villes plus populeuses. Alors, je vous propose d’acheter mon mémoire, en version électronique ou en version papier.

« Asti! y’essaye de faire d’l’argent su’ not’ dos! »

Même pas! En vous procurant mon mémoire en format électronique (vendu au coût de 10 $), vous vous trouverez à faire un don d’environ 7 $ à la Société d’histoire de Senneterre (le reste, c’est mon éditeur qui l’empoche, malheureusement). Ou encore, si vous préférez le format papier (un superbe livre de 160 pages, vendu au coût de 20 $ + frais de livraison), je remettrai également les profits à cette même Société d’histoire de Senneterre (photo et lettre de la SHS à l’appui). Pas de crosse et, surtout, pas une cenne pour moi. Les seuls qui vont faire de l’argent avec ça, c’est la SHS (environ 70%), l’éditeur de mon mémoire (environ 15%) et Postes Canada (environ 15%).

Moi, je veux simplement renvoyer l’ascenseur à une bande d’infatigables bénévoles qui m’ont grandement aidé dans mes recherches.

Alors, si le deal vous intéresse, cliquez ici pour la version électronique ou ici pour la version papier. Et je vous assure que le mémoire ne contient aucune mauvaise blague sur les chasseurs : seulement de bons souvenirs et de fascinantes découvertes sur l’histoire de ma ville et de ma région. Bonne lecture!

P.S. Si on se connait personnellement et que vous restez pas trop loin, ne commandez pas le livre en suivant le lien ci-haut. Contactez-moi directement au simon@neorurale.ca et on s’arrangera pour la livraison (gratuite)!