Par Marianne Lavoie

Je viens d’un patelin où il n’y a pas d’autobus de ville. J’ai eu mon permis de conduire à 16 ans et c’était une bonne chose parce que de « faire du pouce », c’était interdit!

De toute façon, je suis trop peureuse!

Quoi qu’il en soit, j’aurais bien aimé sauver la planète en utilisant le transport en commun. Je ne vous apprends pas qu’il y a parfois une marge entre ce qu’on veut faire et ce qu’on peut faire.

Les distances à parcourir entre deux municipalités sont assez importantes et je ne peux pas envisager me rendre au boulot en vélo.Et ce, même si j’étais en pleine forme, même si je me levais très tôt et même s’il y avait une douche au bureau!

En plus, mon véhicule est requis pour mon travail. J’ai donc besoin d’un « char » et je sais que je ne suis pas la seule dans cette situation. D’ailleurs, vient un temps où toute néorurale qui se respecte assume le fait qu’elle aime bien pouvoir se rendre où elle veut quand elle le veut!

Dans ces conditions, qu’est-ce que je peux faire pour me donner bonne conscience face à Dame nature?

J’ai pensé acheter des crédits de carbone et j’en suis encore à ce stade pour l’instant. Je me suis alors dit que je pouvais transmettre la « bonne nouvelle » à propos d’une initiative qui met de l’avant des solutions collectives et citoyennes dans ma MRC (celle de Lac-St-Jean-Est). Avec l’organisme sans but lucratif Option transport, on parle de covoiturage et de stationnement gratuit à cet effet,  de circuits d’autobus pour aller magasiner à peu de frais ou pour se rendre dans les points d’attraction du coin. Un transport abordable et vert, en région : quelle bonne idée!

Dans une région où une grande partie de la population prend des vacances pour aller à la chasse, à la pêche ou pour aller cueillir des petits fruits,  le fameux « pick up » est souvent de mise. On y a pensé. Mais en considérant nos besoins et nos valeurs,  quand est venu le temps de choisir un nouveau véhicule, on s’est risqués à être des « incompris » et on s’est dit que d’acheter une voiture hybride, c’est ça notre compromis à nous!  Maintenant : « Bonne nuit Dame Nature! »